Les analyses présentées reposent sur une agrégation statistique de questions anonymisées, posées par des professionnels de santé en situation réelle sur MedGPT. Aucune question n'est lue ou exploitée individuellement. Aucune donnée n'est utilisée pour entraîner un modèle. L'ensemble du traitement est réalisé dans le strict respect du RGPD.
Depuis son lancement, MedGPT a généré des centaines de milliers de questions posées en situation réelle par des professionnels de santé français, pas dans le cadre d'un sondage, pas à froid dans une étude déclarative, mais dans le feu de la consultation, de la garde, du comptoir.
Ce corpus est un actif rare : une photographie à grande échelle de ce que les soignants cherchent vraiment à résoudre au quotidien, plutôt que ce qu'ils déclarent en faire. Pour ce premier baromètre, un échantillon représentatif de ce corpus a été analysé de façon anonymisée et agrégée. Voici ce qu'il montre.
Une affaire de terrain
En 2026, les médecins généralistes représentent 52,6 % des questions posées sur MedGPT, les infirmiers 15,1 %, les pharmaciens 13,7 %. À eux trois, ils concentrent 81,4 % du corpus total : ce sont les soignants les plus exposés, les plus sollicités, les plus seuls face à leurs décisions, qui ont fait de MedGPT un réflexe quotidien.
=> Comment cette équipe médicale est intégrée chez Synapse Medicine

Un appui à la décision, pas un outil de veille
La façon dont les professionnels formulent leurs questions dit tout sur le contexte d'usage.

Près de la moitié des questions, 49,6 %, attendent une réponse directe et tranchée : 33,2 % sont des questions factuelles, 16,4 % des questions fermées appelant un oui ou un non. Le reste cherche une mise en contexte, une liste structurée, une synthèse ou une référence bibliographique. Dans tous les cas, le contexte est identique : un patient en face, une décision à prendre, maintenant. MedGPT n'est pas utilisé comme un outil de veille scientifique ou de formation continue, c'est un appui à la décision médicale en temps réel.
Diagnostic et prescription, les deux piliers de l'usage
L'aide au diagnostic concentre 55,4 % des questions : décrire des symptômes pour obtenir une orientation, soumettre des résultats d'examens pour affiner une interprétation, chercher une définition de maladie ou une démarche diagnostique structurée. Les questions de prescription représentent 47,5 % du corpus, entre le choix de la molécule et le calcul de la posologie.
=> Le détail des sources mobilisées par MedGPT
Sur la répartition par spécialité, l'infectiologie, la cardiologie, la neurologie, la dermatologie et la gastro-entérologie concentrent à elles cinq 26 % des questions, les 74 % restants se répartissant sur plus de 35 autres spécialités. Ces domaines ne sont pas nécessairement ceux qui concentrent le plus de patients, ce sont ceux qui concentrent le plus de questions, une nuance que les études déclaratives ne capturent jamais.

Le signal le plus révélateur
Le dernier enseignement du baromètre est aussi le plus inconfortable. Dans un système de santé sous tension, avec des délais de consultation allongés et des déserts médicaux qui s'étendent, les infirmiers et les pharmaciens naviguent de plus en plus dans des situations qui dépassent leur cadre habituel. MedGPT est, pour partie, l'outil qui leur permet de le faire avec plus de certitude et moins de solitude. Ce n'est pas une anomalie, c'est une adaptation, et ces données ne figurent dans aucune étude déclarative : personne ne déclare spontanément qu'il déborde de son périmètre.

Ce qu'il faut retenir
Les soignants utilisent MedGPT pour aider au diagnostic et sécuriser leurs prescriptions, deux usages qui concentrent l'essentiel des questions posées. Mais le signal le plus fort est ailleurs : infirmiers et pharmaciens posent des questions qui dépassent leur périmètre habituel, pas par manque de compétence mais par nécessité, dans un système sous tension. Ce baromètre est le premier d'une série à venir, à mesure que le corpus s'enrichit.
Et pour télécharger l'infographie complète de ce baromètre, c'est par ici : Je télécharge l'infographie

