L'intelligence artificielle est entrée dans la pratique médicale française, sans concertation ni cadre dédié, le plus souvent via des outils qui n'ont pas été conçus pour le soin.
Un CHU français de taille moyenne enregistre à lui seul 700 000 connexions mensuelles à des modèles génératifs grand public, majoritairement vers un des plus utilisés du marché.
En 2025, neuf professionnels de santé sur dix déclaraient déjà utiliser l'IA dans leur pratique, selon le Baromètre Docaposte ACSEL.
La bascule a eu lieu. La question n'est plus de savoir si les soignants utilisent l'IA, mais avec quels outils, et sous quel contrôle. C'est précisément l'enjeu d'une IA française : garder ce contrôle plutôt que de le déléguer.
=> IA médicale : ce qui la distingue d'une IA généraliste
Ce que soigner avec une IA non souveraine met en jeu
Une IA que l'on ne maîtrise ni techniquement, ni juridiquement, ni économiquement, transforme un progrès en dépendance. À mesure qu'elle structure les décisions de soin, elle cesse d'être un simple outil pour devenir une infrastructure critique. En dépendre sans la maîtriser revient à accepter trois risques concrets.
La dépendance elle-même.
Quand l'IA devient un réflexe de travail pour les soignants, elle est au cœur de la décision clinique. Confier la maîtrise technique, juridique et économique de cette infrastructure à des acteurs que l'on ne contrôle pas revient à bâtir le système de soin sur des fondations que l'on ne possède pas.
L'influence.
Une IA n'est jamais neutre : elle porte les standards et les priorités de ceux qui la conçoivent. Ses référentiels ne sont pas nécessairement calibrés sur la pharmacopée, les protocoles et le système de soin français. Laisser des logiques conçues ailleurs structurer le soin en France revient à fragiliser progressivement les principes sur lesquels repose la médecine française.
La donnée.
Les données de santé comptent parmi les plus sensibles que possède un patient. Les confier à une IA non souveraine, c'est les placer hors du cadre, des garanties et du contrôle français. Ce n'est pas un enjeu technique, c'est une question de responsabilité envers chaque patient.
Ce qui est en jeu, c'est la médecine française elle-même
Céder l'IA médicale utilisée en France à des acteurs internationaux fragilise une médecine d'excellence construite sur des décennies, avec des repères scientifiques rigoureux comme la Haute Autorité de Santé et les sociétés savantes, au service d'un système de soin solidaire porté par l'Assurance Maladie.
Ces repères ne sont pas des détails : ce sont les fondations du système. Ils doivent aussi être les fondations de l'IA qui prétend l'accompagner.
=> Le détail des sources mobilisées par MedGPT
Une souveraineté qui peut être conquise
La souveraineté en IA appliquée à la santé n'est pas hors de portée, à condition de traiter l'IA comme une infrastructure critique du soin et d'avoir des acteurs qui s'engagent plutôt que des observateurs.
Synapse Medicine porte cette conviction depuis 2017. En 2025, ses dirigeants Clément Goehrs et Guillaume Martin l'exprimaient dans une tribune parue dans Le Monde, affirmant qu'agir permettrait de bâtir une IA souveraine dans le domaine de la santé, adaptée aux valeurs françaises.
Cette ligne reste inchangée : ne jamais transiger sur la souveraineté, la rigueur scientifique et la conformité réglementaire. MedGPT en est l'application directe : une IA française, hébergée en France, alignée sur les référentiels français et pensée pour un usage professionnel plutôt que pour un marché mondial indifférencié.
=> Les 8 ans de construction réglementaire qui ont mené à MedGPT
Des établissements de santé et des acteurs de la e-santé ont déjà choisi d'avancer dans cette direction aux côtés de Synapse Medicine. La souveraineté ne se construit pas seul, elle avance avec ceux qui décident d'agir.



